Clive Barker : Le monde, la chair et les diables

PIN-2526BARK

Loin des contrées du Maine dont Stephen King est devenu le roi incontesté, Clive Barker fut le penchant britsh et « autre » de l’horreur littéraire, la touche transgressive, homosexuelle et poétique en plus. Salué par l’écrivain américain même, il s’est forgé ainsi son pandemonium, aussi bien sur pellicule que sur papier, s’instaurant même en peinture, en bande-dessinée ou en jeu vidéo ! A l’horreur plus quotidienne, Barker voyage loin dans les esprits et dans les chairs, explore les dimensions parallèles et les créatures impensables : à un imaginaire tendance Lovecraft, il apporte la sexualité déviante, sinueuse, visible, palpable. L’addition de Barker est simple : fascination + répulsion. Qu’en est-il de son détour, appliqué ou pas, par le cinéma ? Visite guidée…

1946621-252CiEMoloDOhsjC4_RkI1Wpm4KxRhah3V6l_sX_MwGE2kFQKXpUImk5zedcpGARclisRsOgZPo21DBk1HOxAsM8iA-253D-253D55_candyman_stills_10_8x10

Barker par Barker : 
 
theforbidden
 
Salome (1973) The Forbidden (1978) : Il faut bien commencer quelque part n’est-il pas ? Vidéos expérimentales distribuées plus tard par Redemption Films, Salome et The forbidden sont évidemment de pures étrangetés dans la veine de Begotten et Eraserhead, avant d’être des films destinés à un public. Pellicule crasseuse pour l’un et négatif hallucinogène pour l’autre, ils distillent déjà toute l’essence mystique et horrifique de Barker, sorte de versant gothique de Kenneth Anger : plus que Salome, revisitant le fameux mythe, c’est The Forbidden qui annonce surtout bons nombres de folies à venir, dont la vision incroyable d’un écorché très impressionnant malgré les moyens du bord.
1946616-252CJ8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj-252B1-252Bep9VZmtno7d6guTTjRw-252B7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA-253D-253D
Hellraiser (1987 – ????) : Sévèrement blessé par la disparition de la Hammer et de la Amicus, le cinéma d’horreur anglais connu, avouons-le, une vraie révolution en son temps grâce au talent de Barker. Déçu par les essais de Pavlou (qui n’ont pas fait briller davantage le cinéma de genre british), Barker s’en va adapter lui-même une de ses oeuvres qui forgera pour beaucoup, son identité et son imagerie. Au second degré galopant, Barker préfère les atmosphères poisseuses et mortifiantes des bis italiens (Fulci, Avati et consort) pour en tirer une descente aux enfers baignant dans le sang et la poussière. Au milieu des chairs crochetées et des liaisons dangereuses, surgissent les Cénobites, qui deviendront les créatures emblématiques de l’écrivain, démons ici dépouillés de leurs oripeaux religieux ; Barker troque les cornes et les sabots contre une variation sexuée et extrême des suppôts maléfiques, où le cuir et le métal rouillé ne font qu’un avec la peau. Un univers si réussi et si neuf que le leader de ces monstres sm, Pinhead, deviendra une nouvelle icône du cinéma d’horreur : le succès en effet, ne se fait pas attendre, et la suite débarque, bien que non réalisée par Barker, tout de même très proche de son rejeton.

Hellbound va alors plus loin dans l’exploration de cet univers caverneux et décadent, autant esthétiquement (un enfer labyrinthique) que graphiquement (les débordements gores ont fait hurlé la censure…qui lui ont bien rendu). Encourageant donc (malgré des facilités scénaristiques assez grotesques dans la dernière partie), mais peut-être fallait-il s’arrêter là. Ne contrôlons plus son joujou, Barker voit Pinhead et ses potes devenir une licence mercantile : Hell on Earth donne le ton avec ses envies de surfer sur la vague de Terminator 2 (??) et un Pinhead aussi rigolard qu’un Freddy Krueger. Les numéros défilent, après un quatrième épisode charcuté dans tous les sens (on en retient tout de même une partie « préquelle » assez séduisante) et une saga se tournant définitivement vers les rayons des vidéos-clubs. Remakes avortés, dtv miteux : Barker en pleure encore des larmes de sang. Et nous avec…
razasdenoche9004
Cabal (1990) : La fin des années 80 marquait l’arrêt de la fameuse anthologie des Livres de Sang et une excursion de plus en plus ambitieuse vers le roman, où Barker se trouve un goût immodéré pour des fresques horrifiques sublimes, lorgnant très largement vers la Fantasy. Un goût qui ne fera que grandir d’ailleurs d’années en années. Cabale ne fait certes pas parti de ces plus grandes oeuvres et son adaptation, tout comme la plupart de ces romans, méritait ainsi un budget particulièrement conséquent. La découverte d’une ville secrète investie par les damnés de la terre donne pourtant lieu à ce qu’on était en droit d’attendre d’une telle oeuvre : un spectacle foutraque mais généreux, dont le souffle déteint à merveille au sein d’un cinéma de genre à l’époque de plus en plus laissé pour compte. Cet amour absolu des monstres et des ténèbres n’ont décidément pas plu à la Fox et à la censure, qui massacreront le film sans ménagement, compliquant le mélange des genres (fantastique gothique, horreur épique, intermèdes slasher avec David Cronenberg – ironie suprême – en psy déglingué) et le climat décadent d’une production horrifique décidément pas comme les autres. Après des années de galère, le director’s cut va bientôt émerger grâce au soutien des nombreux fans de ce petit bijou : on frétille d’impatience de découvrir un film plus grand qu’il ne l’est déjà.
tumblr_lfftuaRhsz1qe84sao1_500
Le maître des illusions (1994) : Ce sera l’ultime prise de bec avec les studios pour Barker ; après la Fox, la MGM. Magie noire à L.A : Barker réinvestit le mythe du clan Manson avec une pincée de sortilèges et de film noir. Scott « Code Quantum » Bakula (plus érotisé encore que sa partenaire Famke Janssen !) endosse la défroque d’un personnage déjà croisé entre les pages de l’écrivain, Harry D’Amour, un détective privé mêlé à des affaires occultes et surnaturelles. Les folies de Barker (secte maso et sanguinaire, ange déchu, rituels infernaux, tours de magies sanguinolents) ne font pas bon ménage avec Hollywood : cependant, le director’s cut sera distribué aux États-Unis (avec parmi les coupes, deux scènes de cauchemars impressionnantes). Si c’est déjà ça de gagné, on y perdra définitivement Barker, bien décidé à ne plus réaliser dans cet univers impitoyable.
Barker produit :

candyman_1_poster_02
Candyman (1992) Bernard Rose : Alors qu’on lui devait le déjà mémorable Paperhouse (qui représentait avec Hellraiser ce que l’Angleterre fit de mieux en matière de fantastique dans les 80’s) Bernard Rose persiste de son talent fou pour le genre avec l’adaptation de The Forbidden, une des nouvelles des fameux Livres de Sang. Un exemple de matériel digéré mais aussi transcendé : en plus du portrait sensationnel d’une femme au bord de la folie (superbe Virginia Madsen), Candyman s’offre un boogeyman suave et romantique, condensé parfait des obsessions barkeriennes. Sous une mêlée d’abeilles, Tony Todd réinvesti l’image du monstre désespéré à l’ancienne, le tout conduit par un lyrisme à couper le souffle (merci Philip Glass). Deux ans après le Simetierre de son pote Stephen King, Barker tourne à nouveau une page mémorable du cinéma d’horreur des années 90. On ne pourra pas autant en dire des deux suites, oscillant entre le convenable mais inutile : le second volet de Bill Condon déplace le mythe à la Nouvelle-Orléans mais ne fait que répéter mollement le travail de Rose, et le déplorable Day of the dead et son héroïne échappée d’Alerte à Malibu brille par son inutilité.

2337070-252CYbaW-252BS0Nk9IrXO0QCnIQawdIBHTqZL2AId_hyIjlV1i5vlLma-252BInCuf-252BWGyZGONpFG54BcGDKzs2m9EcdXUIwQ-253D-253DNi dieux ni Démons (1998) Bill Condon : Une passionnante et inespérée introspection des derniers jours de James Whale, célèbre réalisateur des deux premiers Frankenstein. Derrière la légende, on découvre un homme tout aussi cicatrisé et meurtrie que sa créature, vieillard inverti et vif rejeté du système qui, comme les créatures de Barker, convoque la fascination et l’incompréhension (pour ne pas dire le dégoût) autour de lui. Un rôle essentiel pour Ian Mckellen pour un grand film trop vite oublié, requiem cinéphile perché dans les collines de L.A.

saint-sinner-tv-2002-06-g
 Saint Sinner (2002) Joshua Butler : Dérivé de la bande-dessinée du même nom, il ne faut pas espérer grand chose de ce téléfilm produit pour Sci-Fy, sorte d’alternative Barkerienne à Warlock où un moine voyage dans le temps pour y poursuivre deux succubes avides de mâles à évincer. Malgré la vacuité du résultat, les effets horrifiques de Patrick Tatopoulos gardent tout de même la touche poisseuse de l’écrivain et producteur. C’est peu, mais c’est déjà ça.
The_Plague_New_Zealand_R4-255Bcdcovers_cc-255D-front
Le fléau, selon Clive Barker (2006) Hal Masonberg: Difficile de se pencher sur un travail peu délicatement mâché et recraché comme tel : car en effet, ce Fléau sauce Barker (merci aux distributeurs français de semer le doute avec l’oeuvre de King) fut remonté, ne laissant l’occasion à son réalisateur que de distribuer son director’s cut sous le manteau. Outre son script nébuleux, le résultat s’apparente à un équivalent zombiesque peu passionnant et même carrément dépressif du Village des Damnés. Malgré le sérieux de l’entreprise, on baille devant tant de lieux communs : bien que producteur, on cherche encore la patte de Barker dans cette histoire très éloignée de son univers habituel. Triste.
book063009
Livre de Sang (2008) John Harrisson : A la manière des recueils les plus célèbres de Stephen King, les Livres de Sang de Barker sont une source inépuisable d’histoires abominables. Et tout comme pour King, les adapter en long revient à se confronter à de très nombreux risques : risques que prend alors délibérément Midnight Show. Le résultat est, malgré tout, plutôt encourageant : ne dépassant certes pas le cadre de la série b d’horreur du samedi soir, Book of Blood restitue l’atmosphère dépressive et macabre de la nouvelle d’origine (dont le traitement frôlait l’abstraction), jusque dans ses débordements surréalistes et gores (le fameux passage du carrefour des morts est bien là) ou même sa sexualité vénéneuse. De vrais bon points, gâché par un script virant au classique récit de maison hantée après une première partie plus troublante. C’est ce qui s’appelle avoir le verre de sang à moitié plein.

the-midnight-meat-train-5486f2478b94f
Midnight Meat Train (2008) Ryuhei Kitamura  : L’idée était à la fois excitante et déconcertante, le résultat le sera tout autant. En effet, si voir le zinzin Ryuhei Kitamura voisiner du côté de Clive Barker donne la banane, on se demande pourquoi son dévolu est tombé sur une nouvelle aussi courte que Le train de l’abattoir (dont Creep n’était pas si lointain). Midnight Meat train est donc assez fun (cadrages délirants, gore à la fois sauvage et toc) et beau (le métro new-yorkais est un univers à part, où la modernité glaciale dissimule une horreur plus archaïque), mais traîne à vouloir rallonger la durée d’un récit qui aurait vite plié en une demi-heure. L’effort d’adapter Barker avec respect est pourtant à saluer (ça faisait un bail…), jusque dans la silhouette maousse d’un Vinnie Jones hallucinant, éclipsant un Bradley Cooper pas encore bankable.
large_484800
Terreur (2008) Anthony DiBlasi : Sur un sujet usé (l’utilisation de la peur d’autrui à des fins mortelles), l’adaptation d’une nouvelle plutôt modeste de Barker offre un jeu de massacre aux teintes passées, incommodantes. Car la grande qualité de Terreur est en effet de distiller quelque chose de réellement malsain, bien plus que d’égratigner l’image d’un minou sortie de Twilight : il va même plus loin que le récit original, prolongeant les thématiques barkeriennes (jusqu’à emprunter une scène évoquant Cabal), entre la révulsion et la fascination. Une radicalité encourageante, surtout pour un premier long !
Barker adapté : 
rawhead-rex-ss-fuck-off
Rawhead Rex – Le monstre de la lande (1986) & Transmutations (1985) George Pavlou : Récupérations pas bien folichonnes de deux histoires de Barker (dont une écrite pour le cinéma), ce dytique est le forfait d’une seule et même personne, un certain George Pavlou. Alors que Transmutation anticipe Nightbreed sur quelques points pour finalement ressembler à un mauvais clip des 80’s (et même pas drôle hélas) plutôt qu’à un poème gothique, Rawhead Rex meuble un script inconsistant avec les apparitions d’un craignos monster n’ayant plus grand chose à voir avec l’univers torturé de l’écrivain. Fauchés, trop tocs, trop chiants, trop ratés, ils sauront avant tout pousser Barker à prendre l’initiative de réaliser les adaptations de ses propres oeuvres pour éviter de semblables naufrages.
1_large
Quicksilver Highway (1997) Mick Garris : Juteux programme que de réunir les noms de Barker et de King dans une mini (mini) anthologie (toujours inédite en France) qui ressemble à s’y méprendre à deux épisodes des Contes de la Crypte qui se seraient égarés en chemin. Mais au vu du résultat final, on pense surtout à une série équivalente qui ne trouva jamais l’occasion de continuer. En collectionneur ambigu emprunté sans aucun doute à l’écurie Barker, Christopher Lloyd fait office de Cryptkeeper et raconte des histoires horrifiantes à des quidam de passage. Si Garris offre un travail honnête, il est décevant de constater que les deux histoires choisies (celle de King est issue de Rêves & Cauchemars, celle de Barker du premier Livres de sang) soient aussi grotesques sur le papier qu’à l’écran (un dentier en plastique maléfique et une armée de mains…). L’incompréhension règne…

mastersofhorrorhaeckelszm6
Masters of Horror (2005) : Les amants d’outre tombe, John McNaughton & La muse, Mick Garris : Barker sera le seul romancier qui n’échappera pas à l’exercice d’adaptation au détour de la défunte série prometteuse conduite par Mick Garris. Et le premier essai, drôlement encourageant, met en image une fable gothique et nécrophile sur fond de resurection rétro, avec un malaise persistant à chaque image. Pour le coup, John « Henry portrait of a serial killer » McNaughton coiffe au poteau un Romero initialement prévu et explore des tabous rarement illustrés jusqu’ici. On peut se montrer cependant plus réservé sur le segment de Garris, pompage grotesque de L’antre de la folie où on retrouve pourtant Tony Todd (en démon lubrique) et Christopher Llloyd. La rencontre Garris/Barker, déjà peu convaincante pour Quicksilver Highway, ne fait pas plus d’étincelles ici.

 

 
Barker inspire : 
1916298-ZIPp_ZrhMBsQR1mNUksR_qhMKuWNa0vMvaD19GLii-37Y6ndrWVt3TSkakTsbdK0YDjzV1xJTYwtQa_3w1eR_w-
Jeepers Creepers 1 & 2 (2001 – 2003) Victor Salva :  Ces deux excellentes séries b de Victor Salva n’ont sans doute pas déplu à l’écrivain et pour cause : avec DeCoteau, Salva est l’un des rares réalisateurs de genre à avoir glissé un contenu homoérotique au sein de son oeuvre. Déjà visible dans le très touchant Powder, celui-ci explose dans Jeepers Creepers, sorte d’alternative monstrueuse de Hitcher. On pense déjà fortement à l’écrivain lorsque la caméra s’attarde sur les parois d’une grotte de chair, mais le personnage du Creepers lui n’en dément pas : c’est la première fois qu’un boogeyman ne s’intéresse plus aux miches rondelettes des scream-queen mais plutôt aux éphèbes qui défilent sous ses yeux (en particulier dans le second épisode, où un car de footballeurs transpirants devient son garde manger favori). Le mystère millénaire entourant le fameux monstre, son rapport charnel aux victimes (il roule une pelle vorace à une tête tranchée et sniffe des sous-vêtements !) et son look n’auraient nullement dépareillé entre les pages de l’écrivain.
cell-2000-12-g
The Cell (2001) Tarsem Singh : Ce croisement un peu tardif entre Le silence des agneaux et Les griffes de la nuit a beau de ne pas être très à l’aise dans les scènes non fantastiques, il marque les débuts de l’esthète Tarsem Sigh qui en met cependant plein la vue dès que miss Lopez investi la psyché d’un psychopathe plongé dans le coma. S’inspirant en masse de l’art décadent et surréaliste, Singh s’appuie également beaucoup sur l’imagerie SM de Barker, entre la vision de poupées humaines charcutées et un tueur très attaché (sans mauvais jeu de mots) à des pratiques de piercings extrêmes. Eviscerement impitoyable, nécrophilie javellisée et scarifications béantes sont autant d’éléments empruntés sans ménagement à Barker.
4430912-252CMV44j6qnSCPa_nemVZGwEXnSIpj-252BpZnlqrht5Ht6Aa-252Bao6Be0dq-252Bw1-252BMfN_kZaQD3EHPft3qAFUeTUv2vOo59A-253D-253D
Heartless (2009) Philip Ridley : La plus belle adaptation officieuse de Barker. Après avoir abandonné sa trilogie sur le cauchemar américain (constituée de L’enfant miroir, qui louchait vers Laughton, et Darkly Noon, vers du Lynch forestier), Philip Ridley revient là où on ne l’attend pas, chronique d’un freak au quotidien basculant vers une promenade infernale à la lisière de Angel Heart et de…Candyman ! On retrouve en effet le même climat déliquescent que chez Rose, en plus appuyé encore. Ridley trouve toujours sa force de tirer quelque chose d’enchanteur dans l’impasse, à travers la réinterpration du monde par le prisme du marginal. Une identité propre donc, où l’on retrouve par bribe des excursions démoniaques et des éléments ambigus plus surprenants (Satan est un playboy assez « butch », un gigolo homo intervient dans le récit) et par là-même particulièrement cher à Barker.
The_devil_s_chair-10421622062009
The devil’s chair (2007) Adam Manson : Spécialisé dans la série b cracra (on lui Broken, un torture porn aussi costaud que racoleur), Adam Manson nous fait ici son Hellraiser tardif, où le cube des cénobites se retrouve remplacé par une chaise maudite abandonnée dans un asile désaffecté. L’association entre un certain esprit british et une imagerie infernale (avec démon lovecraftien en option) ont évidemment des relents qui ne pouvaient tenir qu’à Barker. Dommage que le twist final minable et un personnage principal antipathique à souhait viennent vite gâcher les festivités.
necromentia-screenshot2
Necromantia (2009) Pearry Reginald Teo : Il était plus qu’évident qu’un moment ou à un autre, le torture porn soit amené à s’abreuver en masse de l’esthétique Barkerienne : c’est le cas ici avec ce Hellraiser like lorgnant très largement vers les Saw (le gardien des portes de l’enfer est aussi sentencieux que Jigsaw) et aussi sur une certaine imagerie aussi bien vidéo-ludique (Silent Hill et Doom) que musicale (on pense fortement à l’univers du Death Metal). Une imagerie barkerienne en somme (tortures et erzatz de cénobites au programme) qui ne doit son (petit) salut qu’à une structure plus étonnante que la moyenne, divulguant l’histoire de plusieurs protagonistes tous réunis par leur visite aux enfers. Pas de cube ni de Pinhead, mais on y était presque…

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.